Ce matin, parents d’élèves, élus et habitants se sont réunis devant l’école d’Oizé afin d’exprimer leur inquiétude face au projet de fermeture d’une classe à la rentrée 2026-2027.
Une mobilisation importante, à l’image de l’attachement de toute une commune à son école.
Une décision jugée incompréhensible
Alors que l’école compte actuellement 118 élèves, les prévisions pour la rentrée prochaine en annoncent 115, soit une baisse très limitée.
Comme cela a été rappelé lors du rassemblement, cette décision apparaît difficile à comprendre au regard de la réalité locale :
👉 « une fermeture de classe […] envisagée alors même que la baisse des effectifs annoncée ne concerne que trois élèves ».
Les élus et les familles dénoncent ainsi une approche qui ne tiendrait pas suffisamment compte des spécificités du terrain.
Des conditions d’accueil et d’apprentissage fragilisées
La suppression d’une classe entraînerait une augmentation significative des effectifs dans les autres classes, avec une moyenne dépassant 23 élèves, et jusqu’à 28 enfants en maternelle.
Une situation qui soulève de nombreuses inquiétudes :
👉 « ces chiffres sont incompatibles avec les besoins des plus jeunes élèves », nécessitant davantage d’accompagnement et d’attention.
Plus largement, la communauté éducative alerte sur des conséquences concrètes : classes plus chargées, organisation plus complexe, augmentation des classes à double ou triple niveaux et diminution du temps consacré à chaque élève.
Un enjeu pour l’avenir de la commune
Au-delà des aspects pédagogiques, cette fermeture aurait également un impact sur la dynamique du territoire.
👉 « Dans une commune rurale comme Oizé, l’école représente un service public essentiel et un élément central de l’attractivité du territoire. »
La municipalité rappelle les investissements réalisés ces dernières années et les perspectives d’évolution démographique, qui plaident en faveur du maintien des moyens actuels.
Une mobilisation collective
Face à cette situation, la mobilisation est déjà forte. Une pétition a recueilli plus de 560 signatures, témoignant de l’engagement des habitants.
👉 « Les écoles rurales ne doivent pas devenir une variable d’ajustement de la carte scolaire », a souligné Mr Le Maire.
Les élus et les représentants des parents souhaitent désormais pouvoir échanger avec les services de l’Éducation nationale afin de faire valoir les réalités du terrain et les enjeux pour les enfants et la commune.